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    Pourquoi le Dr TAZARTES N'A PAS PU m'informer du risque de diplopie postopératoire

    Lors des expertises judiciaires, le Dr TAZARTES a prétendu qu’il m’avait avertie du risque de diplopie postopératoire. Sa parole ne saurait suffire, cependant. Il lui incombe de prouver ses dires.

    Voici une série d’arguments qui tendent tous à démontrer, au contraire, qu’il m’a soigneusement caché tous les risques, à commencer par la diplopie.

    1. Argument de l’Agrégation

    Dès la 1ère consultation de juillet 1998, j’ai informé le Dr TAZARTES que je préparais  l’Agrégation. Je lui ai demandé s’il n’était pas plus sage de reculer l’opération qu’il me proposait à après le concours. Il m’a répondu : « Non, au contraire. Si vous arrivez à mieux vous endormir parce que vos paupières ferment mieux, cela vous aidera dans votre préparation. »

    On ne peut pas donner ce conseil et prétendre que l’on a informé la patiente d’un risque de diplopie qui allait l’empêcher de passer les épreuves. S’il m’avait prévenue, je n’aurais pas voulu compromettre mes chances de réussir l’Agrégation et soit aurait refusé l’opération, soit l’aurait reculée à après le concours.

    De la même façon, s’il avait vraiment pensé que j’aurais une diplopie postopératoire qui m’empêcherait de passer le concours, il ne m’aurait pas opérée ou bien il aurait remis l’opération à après le concours. Il n’a donc pas pu m’informer de ce risque.      

    2. Argument des deux patients qu’il m’a fait connaître

    Il m’a mise en contact avec deux patients opérés par lui et absolument "ravis" du résultat. Ce faisant, il omettait de préciser que ces patients souffraient de formes d’orbitopathie thyroïdienne sévères qui justifiaient l’opération, ce qui n’était pas du tout mon cas. Son but était de me rassurer et de me prouver que l’opération était sans risques – pour que j’accepte de la subir.

    (Nota. Voir Extraits des conversations téléphoniques avec Mme BOUVARD et M. CASALE ; lettre à Mme BOUVARD ; attestation de M. CASALE.)

    3. Argument du strabisme dont m’avait parlé Mme BOUVARD

    Le 7 janvier, soit deux jours avant l’opération, j’ai vu le Dr TAZARTES à son cabinet et lui ai parlé de ce que Mme BOUVARD avait mentionné au téléphone :

    -      Docteur, Mme BOUVARD m’a parlé de strabisme. Ca peut arriver ?

    -      Oui, ça peut arriver, mais pas dans votre cas. (…) On peut difficilement comparer le cas de Mme BOUVARD avec le vôtre. Le sien est un cas plus compliqué (….) Et, d’ailleurs, elle n’a pas eu de strabisme après l’opération.

    Qu’il m’ait rassurée sur un risque de strabisme prouve qu’il ne m’a pas informée du risque de diplopie. (La diplopie est un strabisme.) (Voir ci-dessus.)

    4. Argument de tous les autres risques non évoqués :

    Le Dr TAZARTES ne prétend pas m’avoir informée, par exemple, de la perte de la vision stéréoscopique (perception des reliefs et profondeurs distances), de l’hypoesthésie sous-orbitaire, du rétrécissement et de l’altération du champ visuel, du raccourcissement accidentel des fentes palpébrales qui empêche l’occlusion depuis les opérations, de la baisse d’acuité visuelle, de la présence de filaments noirs dans le champ de vision, etc. 

    Il n’est pas vraisemblable qu’il m’ait informée du seul risque de diplopie sans rien me dire des autres graves risques qui se sont réalisés après la 1ère  ou la 2ème opération.

    5. Argument des courriers échangés entre les Drs HAYOT, TAZARTES et KRASTINOVA :

    Les 4 courriers répètent que je me plains de l’apparition d’une diplopie, qualifiée même de « légère » par le Dr HAYOT.

    Si la diplopie est un risque inhérent à l’opération, risque dont on m’a avertie au préalable, je ne m’en plaindrais pas ; Mme KRASTINOVA ne la présenterait pas comme une anomalie de la 1e opération et le Dr TAZARTES n’en parlerait pas comme d’un « problème qui s’est révélé à distance de l’intervention ».

    Si, déjà, je me plains d’une « légère » diplopie, je ne vais pas subir une 2e opération qui risque de la multiplier par 20 et de m’invalider à vie. Là encore, il n’est pas vraisemblable que le Dr TAZARTES m’ait informée du risque de diplopie.

    6. Argument esthétique :

    Le Dr TAZARTES voulait me rendre plus belle en me débarrassant de mon exophtalmie qui le gênait, lui, en fait. Ce souci esthétique se retrouve dans ses choix chirurgicaux : il a refusé la chirurgie palpébrale (allongement de la paupière supérieure) pour ne pas risquer de me faire des paupières tombantes ; il a choisi la voie coronale parce qu’elle ne laisse pas de cicatrice visible (elle est dans le cuir chevelu).

    Pour que j’accepte de me faire opérer de décompression orbitaire alors que mon exophtalmie ne me dérangeait pas, il fallait que le Dr TAZARTES me convainque que c’était la meilleure solution pour l’inocclusion palpébrale et qu’elle était sans danger.  Là encore, il n’a pas pu m’informer du risque de diplopie.

    (Nota. Voir lettre du 10 octobre 2000)

    Conclusion

    Le Dr Tazartès ne m’a jamais informée d’aucun risque lié à l’opération de décompression orbitaire qu’il m’a proposée comme étant la meilleure solution pour traiter la petite malocclusion palpébrale dont je me plaignais. Au contraire, Il m’a délibérément trompée sur les risques et l’indication chirurgicale de cette opération pour que j’accepte de la subir.

    (Nota. Voir article : « Dr TAZARTES - Ce qu’il ne m’a jamais dit concernant les décompressions orbitaires »)

     Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon

     

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