• Expert Laurent LAROCHE : « …ce que Madame BUCHER a compris de ce qu'elle a retenu du Docteur KRASTINOVA. »

    Dans le cadre du procès pour fautes médicales intenté à l’encontre des chirurgiens Michel TAZARTES, Darina KRASTINOVA-LOLOV et Bertrand BAUJAT, le TGI de Paris a ordonné deux expertises médicales judiciaires successives.

    La 1ère expertise médicale judiciaire fut dirigée par le Pr Laurent LAROCHE. Elle eut lieu le 25 novembre 2002, au CHNO des XV-XX, où le Pr LAROCHE est chef du service ophtalmologique et où exerce également le Dr TAZARTES, chirurgien impliqué dans la 1ère opération, responsable des dégâts qu’elle a causés.  

    Je ne m’étendrai pas, ici, sur le comportement odieux que l’Expert LAROCHE se permet d’adopter vis à vis de la victime et la différence de traitement qu’il réserve aux chirurgiens – ce qui transparaît dans son rapport d’expertise, comme le montre la citation suivante :

    « Il importe à ce point de l'expertise de rapporter les déclarations des chirurgiens concernés, face aux allégations de Madame BUCHER» (p. 6 du rapport)

    Je voudrais me concentrer sur la phrase qui apparaît en page 5 de son rapport :

    « La victime déclare devant les personnes présentes à l'expertise que le Docteur KRASTINOVA lui aurait dit "...que la décompression orbitaire n'entraîne pas de diplopie...". » (p. 5 du rapport)

    Mme KRASTINOVA m’a tenu ces propos, que je rapporte, à chacune des trois consultations préopératoires et son assistant, le Dr BELCHEV, me les a répétés, mot pour mot, le vendredi précédent le mardi de l’opération. (J’étais allée à l’hôpital Foch voir Mme KRASTINOVA parce que je ne l’avais pas vue depuis le 18 novembre, soit près de six mois auparavant, et j’avais quelque chose de très important à lui dire avant l’opération.  Elle n’était pas là.)

     Je rappelle qu’au moment où j’allais citer ces propos de Mme KRASTINOVA, l’Expert LAROCHE m’a interrompue pour me mettre en garde en ces termes : « Attention à ce que vous allez dire ! »

    Il cherchait à m’intimider, à me faire renoncer à parler, de crainte que je ne me trompasse d’une virgule. Cela n’a pas marché. Il m’a donc demandé d’attendre, de façon à lui permettre de prendre un stylo pour noter, par écrit, ce que j’allais dire. Il a demandé l’attention de tous… puis, dans un silence religieux, a noté, sous ma dictée, les paroles, rapportées ci-dessus, de Mme KRASTINOVA.

    Il est dommage que l’Expert LAROCHE ne décrive pas comme ils le méritent, le cinéma qu’il nous a fait, à ce moment-là, ses regards courroucés à mon endroit, ses effets de manches et modulations de voix ! Dans son rapport d’expertise, il ne reste qu’une formulation curieuse, quelque peu ridicule :

    « Cette phrase rédigée par l'Expert devant la victime et toutes les personnes assistant à l'expertise paraît bien correspondre à ce que Madame BUCHER a retenu de ce qu'elle a compris du Docteur KRASTINOVA. »

    Les propos rapportés de Mme KRASTINOVA sont sans ambiguïté, clairs comme de l’eau de roche. On ne peut pas les confondre, par exemple, avec leur contraire :

    « L’opération de décompression orbitaire crée des diplopies et vous risquez, non seulement, de voir double, mais, également, entre autres atteintes gravissimes et, malheureusement, irréversibles, d’avoir de sérieux problèmes de cervicales et de ne plus percevoir les reliefs et les distances, en raison du torticolis oculaire et de l’atteinte de la vision stéréoscopique induits par la diplopie. Vous ne pourrez plus conduire, faire du ski, repeindre votre appartement comme vous le faisiez, aller au cinéma, au théâtre... Vous ne pourrez même plus lire, comme tout le monde, en tenant votre livre à hauteur de coude, ou allongée. Et je ne vous parle que de la diplopie. Il faut aussi penser à d'autres risques visuels tels que l'altération de votre champ visuel ; une baisse d'acuité visuelle importante, constante, qu'il ne sera pas possible de stopper et qui, à terme, peut évoluer vers une cécité totale ; la précipitation de la presbytie, la perte de votre vision nocturne... Réfléchissez-y. Ce n'est pas rien, de tels dérèglement visuels et oculomoteurs. D’ailleurs, cette opération n’est ni indiquée ni nécessaire dans votre cas ; elle comporte trop de risques et je refuse de la pratiquer sur vous. »

    Toutes choses que les Drs TAZARTES et KRASTINOVA auraient dû, bien sûr, me dire en préopératoire, mais qu’ils n’ont pas dites, niant, l’un comme l’autre, les risques de diplopie, et le reste, pour des raisons différentes.

    Me les auraient-ils dites, ces choses, ou seulement le quart du quart de la moitié, ils ne m’auraient, évidemment, pas opérée. D’une part, parce que je me serais enfuie en courant ; d’autre part, et, surtout, parce qu’il n’est pas de chirurgien digne de ce nom qui accepterait d’opérer un patient en pleine santé, d’une opération ni indiquée, ni nécessaire, qui ne traite pas la gêne dont il se plaint et tout en étant conscient qu’il va briser la vie du patient en causant tous les dégâts listés ci-dessus. Concernant les Drs TAZARTES et KRASTINOVA, la faute médicale de défaut d’information du patient cache la faute, plus grave encore, de mauvaise indication chirurgicale, et celle d’avoir fait prendre au patient des risques inconsidérés. Ils se sont comportés en inconscients. Il est vrai qu’ils ne jouaient ni avec leur propre santé, ni avec celle d’un être proche, et que cela leur permettait d’avoir les coudées franches.

    Il est curieux que L’Expert LAROCHE n’ait pas été frappé par le paradoxe, invraisemblable, entre ce qu’il veut nous laisser entendre que les chirurgiens m’auraient dit et le fait que ces chirurgiens auraient même accepté de m’opérer dans ces conditions. Il ne s’en étonne pas et ne fait aucune remarque, ni sur ce point, ni sur la totale improbabilité qu’un patient confonde une description détaillée des risques d’une opération, même si seulement cités verbalement, avec la négation formelle de tout risque par les chirurgiens.

    Plus curieux encore, il ne demande pas à Mme KRASTINOVA, présente à la réunion, de redire elle-même, sur le champ, ce qu’elle m’aurait dit. C’était facile et paraissait aller de soi. Mais il ne lui a rien demandé du tout.

    Comment, alors, peut-il savoir que ce n’est pas lui qui a « mal retenu de ce qu’il a compris », « mal compris de ce qu’il a mal retenu », « mal retenu de ce qu’il a mal compris » ou « mal compris de ce qu’il a retenu de Mme KRASTINOVA » ?

    Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon

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    Nota : Les chirurgiens ne se sont pas dut tout exprimés lors de l’expertise dirigée par le Pr LAROCHE. L’Expert ne leur a pas donné la parole, sauf à une seule et unique occasion, pour leur demander de confirmer qu’ils m’avaient bien informée, n’est-ce-pas, de tous les risques inhérents aux opérations – ce à quoi ils ont répondu par un monosyllabe et/ou un signe de tête. La question qui se pose est la suivante : D’où tient-il ce qu’il dit que les chirurgiens déclarent et affirment ? Quand ont-ils eu l’occasion de lui déclarer et affirmer toutes ces choses ? Et, puisque ce n’était pas lors de la réunion mais à un moment ou la partie demanderesse n’était pas présente, où est le respect du principe du contradictoire là-dedans ?

    (Voir également l’article suivant, intitulé : « Expert Laurent LAROCHE - ou comment dénaturer les propos d’une victime de fautes médicales ».)

     

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