• L'Expertise médicale judiciaire en question - I

    La 1ère opération de décompression orbitaire (janvier 1999, Dr Michel Tazartès, Clinique Geoffroy St Hilaire, Paris) m’avait laissée – entre autres dégâts et ratages, dont, en particulier, une aggravation de la malocclusion palpébrale, objet unique de la consultation initiale – avec une 1ère diplopie, qui touchait les champs inférieurs et latéraux mais ne touchait pas le regard en face (regard en position primaire).

    La 2ème décompression orbitaire eut lieu à l’hôpital Foch de Suresnes en mai 2000. Le Dr BAUJAT m’a fait endormir et m’a opérée à mon corps défendant, en lieu et place du Dr KRASTINOVA, absente de l’hôpital le matin de l’opération.

    Cette 2ème intervention, dont l’un des trois objectifs était de supprimer la 1ère diplopie, m’a laissée avec une 2ème diplopie phénoménale, présente dans tous les champs du regard, y compris dans le regard en position primaire.

    Lors de chacune des deux expertises judiciaires, soit, en novembre 2002 (Expert Laurent LAROCHE, CHNO des 15/20, Paris) et en février 2007 (Expert Gilles CHAINE, hôpital Avicenne, Bobigny), j’ai passé plusieurs heures à subir un examen orthoptique, portant sur la diplopie.

    Ces examens ne pouvaient, évidemment, porter que sur la 2ème diplopie de mai 2000, qui avait supprimé et remplacé la 1ère diplopie de janvier 1999. Or, la diplopie décrite dans les deux rapports d’expertise (diplopie limitée au regard en bas et à gauche) ne correspond ni à ma 1ère diplopie, que les Experts ne pouvaient pas évaluer parce qu'elle n'existait plus ; ni, surtout, à ma 2ème diplopie et, donc, pas davantage aux résultats des examens orthoptiques subis, malgré les déclarations du Pr CHAINE :

     « L'expert ne peut que se rapporter aux résultats de l'examen qui a été pratiqué le jour de l'expertise qui met en évidence une limitation du droit inférieur gauche, responsable d'une diplopie modérée dans le regard vers le bas. » (p. 23 du rapport du Pr Chaîne)

     En fait, la diplopie décrite par les Experts LAROCHE puis CHAINE ne correspond à aucune des deux diplopies que j’ai eues. Elle correspond, très exactement, à la diplopie que décrit le Dr TAZARTES dans sa déclaration écrite de 2002 – déclaration qui fut totalement soustraite des débats en 2002 (communiquée au seul Expert LAROCHE) et dont je n’ai eu connaissance que le 14 février 2007 (jour de la réunion d’expertise), et communication que mi-avril 2007, soit deux mois plus tard et après que le Pr CHAINE avait rédigé son pré-rapport en 2007.

    Autrement dit, les Experts m’ont fait passer des examens orthoptiques, qui ont pris un temps précieux et coûté de l’argent à la sécurité sociale, mais ne fondent pas du tout leurs observations sur ces examens. Ils les fondent sur quelque chose qui n’a rien à voir avec eux ou avec ma diplopie – la déclaration du Dr TAZARTES.

    Ainsi, ces examens orthoptiques n’étaient que de la poudre aux yeux. Cependant, leur double utilité les rendait absolument nécessaires aux Experts :

    1°) Ils leur permettaient de ne tenir aucun compte des examens orthoptiques que j’avais fournis et qui, eux, décrivaient véritablement ma diplopie ;

    2°) Ils leur permettaient de recopier les caractéristiques de la diplopie décrite par le Dr TAZARTES – et qui, encore une fois, n’est nullement celle dont je souffre – en faisant croire à tout le monde qu’ils décrivaient ma diplopie, et qu’ils la décrivaient en se fondant sur l’examen orthoptique prescrit par eux le jour de la réunion d’expertise.

    Je comprends mieux, maintenant, pourquoi je ne reconnaissais pas du tout ma diplopie dans la description qu’ils en donnaient.

    Je comprends mieux, aussi, pourquoi le Pr Chaîne a obstinément refusé de me communiquer les résultats de l’examen orthoptique subi le 14 février 2007, résultats que je lui avais réclamés à plusieurs reprises. Il ne voulait sans doute pas courir le risque qu’un ophtalmologiste ou orthoptiste à qui je les aurais montrés relève l’inadéquation totale entre ces résultats et le compte-rendu qu’il en fait, ou qu’il ait à répondre à un Dire à Expert que j’aurais écrit sur le sujet.

    Incidemment, c’est la seule fois où je n’ai pas pu obtenir communication d’un examen médical me concernant.

    A l’époque, le Pr CHAINE m’avait dit que c’était pour respecter le principe du contradictoire. Je lui avais répondu que communiquer à un patient les résultats d’un examen le concernant ne portait pas atteinte au respect du contradictoire et qu’en tout été de cause, je ne m’opposais pas à ce qu’il envoie ce document aux parties adverses également. Il ne m’a pas répondu. Je n’ai donc eu connaissance des résultats de l’examen orthoptique du 14 février 2007 qu’en recevant le rapport définitif, auquel ils étaient annexés – soit mi juillet 2007.

    Il était trop tard pour rédiger un Dire sur le sujet puisque tous les Dires doivent être envoyés à réception du pré-rapport d’expertise, avant le dépôt du rapport définitif.

    C’est de cette façon que les Experts LAROCHE et CHAINE « expertisent » une victime de fautes médicales et « évaluent » ses préjudices.

    Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon

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