• Le Dr TAZARTES devant l'ODM - 3 : CR de l'audience publique du 15/12/2009

    Le Dr TAZARTES devant l’Ordre des Médecins – 3. Compte-rendu de l’audience publique du 15 décembre 2009

    Ma plainte à l’encontre du Dr TAZARTES a donc été examinée en audience publique le 15 décembre après-midi, par la Chambre disciplinaire de première instance de l’Ordre des Médecins de la Région d’Ile-de-France, dont le siège est sis au 9 rue Borromée, 75015 PARIS.

    Je suis intervenue en mon nom, mon avocate n’ayant pas souhaité me représenter devant cette juridiction, considérant qu’il s’agit trop souvent de mascarade.

     Le Dr TAZARTES était accompagné de son avocat, non pas Me CHAUVET, avocat de sa compagnie d’assurances, le SOU MEDICAL, qui l’a défendu et le défend toujours, me semble-t-il, devant le TGI de PARIS, mais d’un autre, que je ne connaissais pas.

    Les audiences se déroulent dans une grande salle au sous-sol de l’immeuble de la rue Borromée.

    La Chambre Disciplinaire de Première Instance est composée d’un Président, entouré de 8 Conseillers. Ils sont assis sur une large plate-forme surélevée par rapport au reste de la salle.

    Les parties plaignante et défenderesse sont assises à une table, au pied de la tribune. Derrière elles, se trouvent plusieurs rangées de bancs pour le public.

    Le Président ouvre la séance, puis donne la parole à un rapporteur qui fait le compte-rendu de l’affaire. C’est ensuite à la partie plaignante de s’exprimer.

    Le compte-rendu étant clair et complet, je me suis limitée à préciser certains points :

    1°) L’information délibérément erronée fournie par le Dr TAZARTES l’avant-veille de l’opération : il avait nié tout risque de strabisme postopératoire me concernant.

    2°) Les caractéristiques de ma diplopie (à la fois horizontale, verticale et torsionnelle) et ses deux autres effets invalidants, outre la vision double :

    -        torticolis oculaire (contractures et douleurs musculaires dues au mauvais positionnement instinctif pour diminuer la vision double) et répercussions sur le rachis cervical (et dorsolombaire) que, dans mon cas, 10 ans de mauvais positionnement constant ont inversé et continuent de déformer. Les prismes corrigent les diplopies horizontales et verticales, mais en aucun cas la torsion. Si bien que même avec des prismes, on ne peut jamais supprimer le torticolis oculaire dû à la diplopie oblique. En dix ans, déformation du rachis cervical.

    -        perte de la perception des reliefs et distances : comme on ne perçoit pas les dénivelés du terrain, risques de chute dès que l’on n’est pas sur un terrain plat.

    3°) Les conséquences de l’opération : Outre l’aggravation de la malocclusion palpébrale et la diplopie, perte importante, régulière, d’acuité visuelle, qui me fait craindre la cécité, à terme : en 10 ans, passage de 12/10èmes d’acuité visuelle à entre 6 et 7/10èmes en septembre 2009. Cette perte progressive de l’acuité visuelle est due au frottement constant du rebord de la paupière inférieure sur la cornée, lorsque les paupières sont closes, c’est à dire toutes les nuits. Le frottement lui-même est causé par le relâchement des paupières du fait de la fixation des ligaments palpébraux en deçà de leur point de fixation d’origine. Les paupières n'ont plus leur fonction de couvercle ou de gaine protectrice. Le rebord interne des paupières "tombe" sur l'œil, comme un drap, d'où une érosion de la cornée.

    Conclusion : Mes demandes 

    -        Que les fautes médicales commises par le Dr TAZARTES soient reconnues ;

    -        Qu’il soit mis en demeure de sauver ce qui peut encore être sauvé de mon acuité visuelle en remettant les ligaments palpébraux comme à l’origine pour faire cesser le frottement sur la cornée et l’érosion régulière de celle-ci.

    L’avocat du Dr TAZARTES a ensuite pris la parole pour rappeler les termes des rapports d’expertise des Prs LAROCHE et CHAINE et faire remarquer que j’ai eu tout loisir d’en discuter les termes dans le cadre de la plainte devant le TGI. Il a demandé le rejet de ma plainte et, en tout état de cause, l’application de la loi d’amnistie de 2002.

    Le Dr TAZARTES a eu également la parole. Il a, en particulier, répété ce qu’il avait déjà exprimé lors de la réunion de conciliation : « Si le cas se présentait à nouveau, aujourd’hui, je ferais exactement la même chose. »

    Lorsque j’ai eu à nouveau la parole, j’ai rectifié un point de l’intervention de l’avocat en rappelant que la déclaration du Dr TAZARTES, sur laquelle les deux Experts se sont exclusivement fondés pour établir leurs conclusions, n’avait, à aucun moment, été versée aux débats.

    L’un des Conseillers (le rapporteur) a demandé au Dr TAZARTES s’il m’avait fourni une information écrite sur les risques de l’opération, ce à quoi ce dernier a répondu que non.

    Puis, il m’a demandé si j’avais l’intention de demander une nouvelle expertise judiciaire en appel.

    L’affaire a été mise en délibéré. Le jugement sera prononcé dans un mois, soit vers la mi-janvier.

    Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon

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